Mgr Jean-Luc Garin, nommé évêque de St Claude

Le Pape François a nommé jeudi 10 décembre, Mgr Jean-Luc GARIN évêque de Saint-Claude (Jura). Il était depuis septembre curé de la paroisse de Lambersart, et auparavant supérieur du Séminaire de Lille.


PARCOURS

Né le 27 octobre 1969 à La Bassée (Nord), dans une famille catholique de six enfants dont il est le dernier avec son frère jumeau. Ses parents, Louis et Christiane Garin, agriculteurs, ont partagé à leurs enfants une foi simple et profonde.

Sa vocation est née dès le plus jeune âge, mais c’est lors d’une retraite au Foyer de charité de Courset en tant que lycéen que cette vocation s’est confirmée : « Je suis tombé amoureux de la Parole de Dieu. Un passage de l’évangile de Marc m’a profondément touché : “Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger.” C’est alors qu’après les avoir enseignés longuement, Jésus demande aux disciples : donnez-leur vous-mêmes à manger (Mc 6,34.37). Ces versets sont à la source de mon appel à devenir prêtre et ont toujours été une boussole dans mon ministère. »

Après le premier cycle du Séminaire à Lille, il accomplit son service militaire puis reprend des études de philosophie à la Sorbonne et de musique au conservatoire à Paris.

Il a ensuite poursuivi son Séminaire et a été ordonné deux mois avant les JMJ 97, dans lesquels il s’est beaucoup investi. « Moment extraordinaire de découvrir l’Église sous un vent de fraicheur. C’était un formidable renouveau pour la pastorale des jeunes en France. »

De sa mission de vicaire à Grande-Synthe, il reste marqué par des figures de prêtres qui ont tout donné pour les habitants des quartiers populaires. « Ils m’ont appris ce que c’était qu’être prêtre au milieu d’un peuple, la richesse des relations humaines et la présence auprès des personnes en précarité ».

Responsable de la pastorale des jeunes de la Métropole lilloise, il a arpenté la ville de Lille pour aller à la rencontre de la multitude des groupes de jeunes et préparer avec eux le jubilé de l’an 2000 et les JMJ à Rome.

Il a ensuite repris un double cursus d’études à la Catho de Paris et à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) sur « le judaïsme du premier siècle », « pour bien comprendre le contexte du ministère de Jésus et la rédaction des évangiles ». Devenu professeur d’Écriture Sainte dès 2004, il essaie de transmettre sa passion pour la Bible et la Terre Sainte à ses étudiants.

En devenant curé à Seclin-Attiches, il a le sentiment de toucher le cœur du ministère, « un grand bonheur d’accompagner des gens pas croyants, peu croyants, très croyants dans les étapes de leur vie, dans leurs joies et leurs difficultés, dans leurs recherches ; d’être, à ma petite mesure, le signe du Christ qui accompagne, console, rit avec, pleure avec… »

Il devient responsable du Séminaire de Lille en 2012 et se consacre à la formation des futurs prêtres. Cette mission lui donne l’occasion de découvrir d’autres diocèses, de travailler avec différents évêques et de rencontrer dans leurs paroisses les prêtres qui accompagnent les séminaristes, d’échanger avec les uns et les autres sur leur vie, leur ministère, les défis qui attendent l’Église, d’entendre les questions que se posent les séminaristes. « C’est ce qui nous a amené à approfondir avec les évêques et l’équipe du séminaire la dimension missionnaire de la formation. Il y avait une forte attente du côté des séminaristes. » Il enseigne alors la théologie de la mission.

Nommé secrétaire du Conseil National pour les Grands Séminaires (CNGS), il est chargé de coordonner la rédaction de la ratio française pour la formation des prêtres, un travail qui se poursuit encore aujourd’hui.

Il a contribué à la formation des laïcs en mission ecclésiale et à la création de l’Institut pour la Mission à Lille qui vient d’ouvrir en octobre 2020. Il a par ailleurs été responsable de la formation initiale des diacres permanents pour les trois diocèses de la Province.

Comme membre des Foyers de Charité, il prêche régulièrement des retraites et a aidé les Foyers à réfléchir aux enjeux de la prédication de retraites spirituelles aujourd’hui.

Il avait depuis peu retrouvé la mission de curé, à la paroisse de Lambersart, dans le contexte de post confinement puis de reconfinement. Aujourd’hui, il s’apprête à vivre Noël avec les paroissiens tout en se préparant à sa nouvelle mission.

« Où que je sois, j’ai à cœur de nourrir ma foi et ma mission par la contemplation de l’humanité du Christ dans les évangiles : la qualité de ses rencontres, sa proximité auprès des foules, des malades, des pécheurs, et l’incroyable pédagogie avec laquelle il a formé ses disciples pour en faire des apôtres. »